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Goullagoullik

© GOULLAGOULLIK, Cyberpunk, planche pour le petit journal de la gare de Renens, Renens, 05.05.2017, encre de chine sur papier et photocollage, 22x31cm.
INFORMATIONS

Le cyberpunk, né de l'hybridation de l'informatique et du dadaïsme, punk, constitue un mouvement de science-fiction qui met en scène des anti-héros désabusés et insignifiants face à la toute-puissance des multinationales évoluant dans des univers imaginaires dystopiques caractérisés par une surabondance de technologies informatiques.
L'univers cyberpunk traites des thèmes complexes de la société contemporaine comme la pollution, la surpopulation, la puissance croissante des multinationales et l'écart entre les minorités.


Le cyberpunk - n.m. né de l'hybridation de la cybernétique à l'idéologie punk - définit un genre de la science-fiction apparenté à la dystopie qui met en scène une société technologiquement avancée dans l'informatique et la cybernétique.

« Le courant cyberpunk provient d'un univers où le dingue d'informatique et le rocker se rejoignent, d'un bouillon de culture où les tortillements des chaînes génétiques s'imbriquent. »

— Bruce Sterling
Les fictions cyberpunks prennent place dans un futur proche où les protagonistes font face aux mutations complexes de l'essor du numérique, de la surpopulation et l'augmentation de la population dans la ville cosmopolite.

Les intérêts des protagonistes des narrations cyberpunks se trouvent confrontés L'implication politique anarchiste vaut surtout par son opposition à l'organisation des pouvoirs totalement dépourvue d'éthique, très fortement dénoncée et la plupart du temps combattue. Le cyberpunk est un confluent des thématiques du hacker, de l'intelligence artificielle et des multinationales se d Le lieu où l'histoire se déroule possède des caractères dystopiques, « punk », en ce sens que les personnages faisant leur possible pour se débrouiller dans un univers désorganisé, où le futur est déjà passé, se retrouvant dans la zone d'incertitude séparant une « presque-apocalypse » et l'univers post-apocalyptique, voient leurs actions se heurter à des intérêts inamovibles, impalpables. L'assimilation du terme « punk » est aussi induite par le slogan de ce mouvement, « No Future! », et par son esthétique à la fois familière et particulièrement agressive (en particulier celle de la branche dite « néo-punk » comprenant notamment le mohawk, la coupe « iroquois »). Les écrivains cyberpunk empruntent divers éléments aux romans noirs, policiers et récits post-modernistes pour exprimer un côté underground, chaotique et nihiliste d'une société entièrement informatisée voire robotisée. Cette vision trouble et tourmentée du futur est souvent à l'antipode de ce qu'elle fut dans les années 1940. Dans son livre "The Gernsback Continuum", William Gibson exprime avec sarcasme le mépris de la culture cyberpunk envers le roman utopique. Dans les œuvres cyberpunk, l'action prend le plus souvent place en ligne, dans le cyberespace, ce qui a tendance à souvent brouiller les frontières entre virtuel et réalité. Neuromancien de William Gibson est le roman canonique du genre [2]. L'auteur y a le génial pressentiment de ce qui va devenir le fait marquant, dans le domaine des technologies, de la décennie suivante : Internet. Il fait véritablement œuvre d'anticipation, en imaginant un futur où la technologie, au développement hypertrophique, finit par envahir irrémédiablement l’environnement humain, par le remplacer ; un univers froid où l’informatique révèle son pouvoir de contrôle, renforçant celui des autorités, où elle sacre son omniprésence en venant s’inscrire au cœur des organismes humains, au moyen de tout un arsenal de gadgets électroniques. Le cyberpunk dresse un portrait sinistre et noir du monde qui serait alors entièrement dominé par des programmes informatiques et où les multinationales ont, pour la plupart, remplacé toute forme de gouvernement. L'état économique et technologique du Japon dans les années 1980 a largement inspiré et contribué à cette littérature. Les paysages artificiels, sur-urbanisés ainsi que les néons et autres enseignes lumineuses caractérisent le visuel cyberpunk. Ce que devrait nous apporter la science dans les décennies à venir se retrouve dans la littérature cyberpunk. Tous les domaines technologiques sont abordés, même si les technologies relatives à l'informatique et à l'électronique sont le plus souvent mises en avant. Le concept de Techno-accélération y est important : la technologie avance plus vite que la pensée (et la société) : l'humain semble être dépassé par la Machine.

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deus ex machina
Les œuvres cyberpunks popularisent l'idée de la fusion de l'humain et du spirituel avec la machine, pour créer des êtres hybrides, qui allient l'intelligence humaine et artificielle pour combiner le monde émotionnel à la puissance cartésienne des algorithmes.nsibles que des membres naturels, a été introduite avec le cyberpunk. De manière générale, nombre de personnages de romans cyberpunk possèdent un corps dont les facultés ont été augmentées artificiellement, que ce soit par des nanomachines. On peut supposer qu'une telle fascination pour les machines vient de la découverte par le grand public, à la fin des années 1970, de la puissance de calcul des ordinateurs émergents et des possibilités que l'informatique promet alors.